Summer-time au Tokyo Eat

Tout le monde se souvient encore de mon formidable post sur le Tokyo Eat, n'est-ce paaaas? L'expérience avait été mitigée (la "faute à" cette satanée humeur), j'ai donc jugé qu'il était temps de redonner une chance à ce lieu.

Tout d'abord, mon accompagnateur a changé. Cette fois-ci, ce n'est pas mon cher-et-tendre-qui-baille-sans-cesse qui eu l'avantage de partager ma table mais une chère-amie-avec-qui-on-parle-des-heures-sans-s'emmerder. Là se trouve toute la différence.

Vu le climat particulièrement favorable à un dîner en terrasse, nous nous rendîmes au Palais de Tokyo pour découvrir la nouvelle carte d'été, déclinée sur la programmation actuelle du site d'art contemporain, à savoir le "Tropico-Végétal". Des plats "verts" donc, il y en avait. Et pas que.

Parmi la diversité de plats très alléchants, je choisis en "avant" la salade de pousses d'épinards, crabe et mangue verte, vinaigrette à l'ananas (12 €). Very good choice indeed. Salade toute en fraîcheur, légèrement relevée grâce à l'ananas, union très harmonieuse des épinards et de la mangue verte, et juste touche de douceur avec les petits morceaux de crabe. Agréable entrée en matière.

En "pendant", j'optai pour un plat diet type cabillaud rôti, tagliatelles de courgettes au citron (21 €). Cette note d'acidité dans les pâtes ne m'a pas parue d'une absolue nécessité, mais bon. Le poisson avait belle allure et la cuisson était pile poil comme il fallait, c'est l'essentiel.

Bec sucré oblige, je pris un..."après" :-) Abricots de saison en compote, glace vanille (8 €). A éviter si possible, à moins d'être particulièrement fan d'amertume, la vanille et les petits macarons n'ayant pas les reins solides pour affronter la bande d'abricots ralliés en 1/2 morceaux.

Dans l'ensemble, ce fut une très jolie soirée. Le DJ a passé des chansons qui ont plues à mon amie (= il doit être en période d'essai...), le service a été rapide et efficace (mais où se trouvent les cuisines? Toujours en haut, au resto-mère?), et pour les plats, le verdict est plutôt positif.

Dommage pourtant que la terrasse du Tokyo Eat ait perdu la moitié de sa surface par rapport à l'année dernière. L'ambiance y était beaucoup plus festive avec les transats et toutes ces grandes tablées de beautiful people. Aujourd'hui, on trouve d'un côté la clientèle du Palais de Tokyo, de l'autre celle du Musée d'art moderne. No comment, sous peine d'être traitée de snobinarde, ou pire...de bobo!



Alain Ducasse reçoit le prix du meilleur éditeur de livres de cuisine

Les Editions d'Alain Ducasse ont reçu le 20 mai 2006 à Kuala Lumpur (Malaisie) le «Gourmand Award» du Meilleur Editeur de livres de cuisine du Monde.

Le prix récompense la qualité des ouvrages "Grands Livres de Cuisine d'Alain Ducasse", le "Spoon Cook Book" et "La Cuisine de Ducasse par Sophie", de Sophie Dudemaine.



Au bon gout de criquet


Ça y est. La guerre au HFCS est déclarée.
Oui, c'est cela, vous m'avez bien lu, j'ai dit la guerre au HFCS.

(pssst, c'est les initiales de High Fructose Corn Syrup, l'édulcorant artificiellement extrait de maïs, omniprésent dans l'industrie alimentaire ricaine, complètement subventionné par le gouvernement americain pour le plus grand plaisir du lobby agricole US, et aux effets secondaires à long termes encore douteux)

Oui, c'est la guerre du HFCS.

Heureusement, pour ceux qui aiment le soda et la liberté (ce sont les mêmes), il y a Cricket Cola.

Cricket Cola, c'est un cola.
Cricket Cola, ce n'est pas fait à base de criquets, mais c'est fait à base de trucs naturels comme le thé vert et la noix de kola.
Et Cricket Cola, ça ne contient pas de HFCS.

Mais ça contient quand même du sucre.
Et ça a quand même plutôt un goût de cola.

Via Consumating



Flora pas revenir

Ce qui m'a toujours surprise, c'est que malgré la propension des hommes à passer plus de temps devant leur télé que derrière les fourneaux, on dénombre bien plus d'hommes chefs que de femmes.

Ainsi, les nanas invitées sur Cuisine TV se comptent sur les doigts d'une main. Parmi les noms les plus connus, il y a celui de Flora Mikula, chef "Aux saveurs de Flora", avenue George (Paris 8ème).

Ne sachant par où commencer tant l'expérience d'un dîner chez elle a été désastreuse, je vais tacher d'être brève.

1/ Le cadre est joli. MAIS :

2/ Le service presque exclusivement féminin mériterait de retourner à l'école hôtelière. Depuis quand parle-t-on 15 octaves au-dessus de la normale pour s'adresser aux clients? Et depuis quand laisse-t-on un client sans réponse quand il se plaint d'un plat? Je vous passe le service de la sommelière et les petits détails qui tuent, mais de toute évidence, la discrétion, l'écoute, l'attention n'étaient pas au rendez-vous.

3/ La cuisine m'a parue franchement médiocre. Pourtant, ce soir là, j'avais donné carte blanche au chef (qui, d'après mes informations, n'était pas en cuisine ce soir-là), et qui par conséquent, avait tout le loisir de s'éclater (pas le chef, son second).

Dans le top 3 des ratés :
- les 3 déclinaisons de tomate-mozza : une pâte à pizza tellement dure qu'il aurait fallu un couteau à viande pour en venir à bout, un sorbet tomate basilic complètement infect et une tomate-mozza fraîche, coupée en petits dés... Heu...je fais pareil chez moi.

- l'assortiment de fromages : quand la serveuse vous propose de poursuivre avec un plateau de fromages alors qu'il ne reste plus que du pain aux olives, ça calme. Surtout si celui-ci est huileux comme la pan Pizza de Pizza Hut... Heureusement, un petit morceau de (mauvaise) baguette se trouvait par là.

- le dessert : mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu. Un milkshake de fraise tiède. Un gâteau aux framboises vraiment nul (texture & goût).

Même pas envie d'en rajouter. Rien à rattraper.

Un conseil : si jamais vous souhaitez y aller, appeler d'abord pour vérifier que Flora est en cuisine. Il paraît que quand c'est elle qui oeuvre, on sort plutôt content. Personnellement, j'en suis sortie hilare.



Lundi Investigation le 2 juillet

Lundi Investigation, qui diffuse donc ses programmes le dimanche, propose une enquête sur les grands chefs.

A suivre en clair sur Canal + dimanche 2 juillet à 12h35.



Passeur d'art à l'Arpège

De nos jours, une émotion culinaire se fait aussi rare qu'une victoire des Bleus en coupe du monde. Les matchs nuls, on connaît, mais les vraies belles victoires avec 2 buts d'écarts, on y croyait plus... Même pour les bonnes tables, rien n'est jamais acquis et la surprise, positive ou négative, vous guette à chaque coup de fourchette.

L'adresse dont je veux vous parler aujourd'hui est connue, même très connue. L'Arpège mène la danse des grands restaurants parisiens depuis 20 ans. 20 ans qu'Alain Passard oeuvre, créé, compose, et dirige.
Les commandeurs du Michelin lui ont attribué 3 étoiles. Mais les dorures escomptées ont été cordialement invitées à rester chez les toqués : ici, pas de décor ostentatoir, seuls les Lalique laissent présager de la délicatesse des performances artistiques à venir. Rue de Varenne, les étoiles trônent dans les assiettes.

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Elle est fraîche, ma baleine, elle est fraîche!

Décidement on mange bien des choses bien intéressantes au Japon. Mais moins qu'avant ?

Libé nous illumine sur le marché du steak de baleine, qui semblerait-il serait en perte de vitesse malgré les vertues protéinées et virilisantes que l'on prête à la viande mammifère océanique.

Du coup, il est grand temps de diversifier le marché de la viande de baleine congelée, afin d'écouler les stocks qui s'accumulent.

Ils veulent des débouchés ? Moi j'attends de pied ferme mon MacWhale Burger.

Via Liberation



Limousine du Shawarma

Après la limousine de l'art, voici le taxi du snacking.

Gawker nous propose ainsi de faire une tournée des mets les plus bizarres que l'on puisse trouver à New York la nuit, quand on a un p'tit creux. Tout ça sous la houlette de Famous Fat Dave (FFD pour les intimes), un chauffeur de taxi gourmet et noctambule, qui emmène 5 aventuriers gustatifs, écrasés au fond d'un tacos, au fin fond des 5 arrondissements de NYC...

Résultat: On découvre qu'à New-York, la nuit, on peut déguster - Des cornichons - Du gouda sucré - Des cornichons frits en sauce tartare - Des Twix frits - Du Spumoni - Du Shawarma - Des sandwich au roast beef et "sauce au bon goût de fromage" aka Cheese Whiz - Des cigars - Du boeuf coréen "bulgogi" ...et bien sur, des bagels.

Paris peut surement faire aussi bien, à condition de faire péter la ceinture.

Via Gawker



Bad Food Britannia

Et si les Americains n'étaient pas les rois du junk food ?

Dans un livre fascinant, Bad Food Britannia — How a nation ruined its appetite de Joanna Blythman, on découvre ainsi comment le Royaume-Uni est aujourd'hui le centre du monde du junk-food, la majorité des anglais ayant peur de tout aliment qui n'est pas carré, pané/neutralisé et sorti d'une boîte.

Blythman tente de découvrir comment un pays a pu oublier de cuisiner, préferant importer des plats étrangers (comme le Fish N' Chips par exemple) et les re-packagé aux goûts regressifs du palet british.

L'explication à tout cela ? Les anglais sont pingres. Ils depensent moins que tout le monde en nourriture et se moquent de la valeur nutritionelle de ce qu'ils achètent car au bout du bout, la qualité est culturellement moins importante qu'un bas prix.

Refreshing.



Ramenomie

Apres les Freakonomics americaines, la Ramenomie japonaise.

Nandesuka ?! me direz-vous.
Ben Ramenomie! De Ramen, comme les nouilles en bouillon qui font slurp, et economie, comme économie quoi.
Hein?

Il semblerait que la vigueur de la croissance économique retrouvée du Japon percute de plein pot l'industrie du Ramen. Le chomage a tellement baissé au Japon qu'il est aujourd'hui dur de trouver des ramenworkers (et non, ce ne sont pas des rameneurs).

Malgré des salaires mirobolants (1300 yens/ 9 euros de l'heure, waouu!), des campagnes de recrutement extensives, rien à faire. Impossible de trouver des ramenworkers.

Alors vite, allez bouffer du ramen, avant que la croissance globale n'ecrabouille ce petit bout de tradition tant affectionné par les OL (office ladies).

On rappellera à ce titre que le haut-lieu de la ramenerie à Paris se trouve rue Saint-Anne, pres de l'Opera Garnier...

Via Wai Wai



Peau de banane

Tel un OVNI jaune, et pour clore cette serie bananiere, un lecteur avide nous envoie cette photo à l'origine non-identifiée...

Un tetrapak en peau de banane ?!

On devine une invention nippone..



hey, banane!

Moi je l'admets, je ne m'en cache pas, je suis une banane. Et j'en suis fier.

Et oui. Je suis "marrant", "rien ne peut entamer" mon "sens de l'humour" qui apporte tant de joie à "tous mes amis".

Ce n'est pas de la modestie, c'est le résultat de ce sondage très scientifique qui entend determiner "Quel Genre de fruit etes-vous ?"

J'y apprends aussi que j'ai des ennemis jurés, les citrons. Alors, les rondelles, vous vous cassez, compris ?



Un amour d'été/Mandarine congelée

...c'est le dessert/
que sert/
l'abominable homme des neiges/
a l'abominable enfant teenage/
un amour de dessert!

Ça vous donne pas envie de bouffer du banana split, ça ?

C'est parce que visiblement vous n'êtes pas japonais. A chaque semaine sa surprise nipponne...

En effet, suite à une chanson aux paroles inspirées (Mandarines congelées, mandarines congelées, mettez-en quatre dans la bouche et sentez comment ça bouge), l'île à redecouvert sa passion pour ce doux et délicieux dessert que sont les mandarines congelées. La folie des mandarines congelées a fait tripler les ventes a tel point que le Japon serait maintenant en RUPTURE DE MANDARINES CONGELEES! Horreur, malheur.

Peut-etre que le collectif des Tripes du Mans pourrait essayer la même chose pour relancer la consommation ?

Triiiiiiiiipes. du Mans! S'aimer comme d'antant!
Triiiiiiiiipes. du Mans! Mon nouvel amant!

Via Wai Wai



Que la Force soit avec toi!


Oyé, oyé, amis foodgeeks du monde entier : le Fooding est mort, vive le Fooding!

En effet, pendant 40 jours, la relève est assurée par une bande de joyeux drilles - non-catalogués Fooding.



Dans le cadre de la 1ère édition du rendez-vous triennal " La Force de l'Art", consacré à la création contemporaine, nos amis (hum hum...) du Transversal ont décidé de planter leur...cuisine... dans la mezzanine du Grand Palais. Pas forcément commode, mais aux vues du programme qui a l'air plutôt costaud, ça donne envie d'aller au musée!



Dixit la version officielle, prise sur le site :

Les chefs du Transversal, Laurent Chareau, Inaki Aizpitarte et Guillaume Rouxel, ont élaboré une carte simple, accessible au plus grand nombre, mettant en avant, ceux que l’on oublie trop souvent, les artisans, les agriculteurs, dont le travail de qualité offre des produits hors pair : le socle de la création culinaire. Ces produits seront présentés le plus simplement possible, et renverront à l’idée des matériaux bruts sur lesquels les artistes bâtissent leur oeuvre.

Le «garde-manger» propose une sélection de produits variés servis dans leur plus simple appareil. Les rubriques sont : charcuteries, viandes, poissons, laitages et fromages, la rubrique végétale mêle crudités, salades, herbes, fruits. La formule engage au partage et à la découverte, chacun faisant découvrir aux autres ce qu’il a choisi... Des suggestions d’assemblages de ces produits bruts sont également préconisées par les chefs.

Le concept des «variations du jour» reprend les grands standards de la cuisine internationale, les plats mijotés, les recettes que tout le monde connaît. L’idée est de réinterpréter chaque jour l’un de ces grands classiques, de cerner les caractéristiques fondamentales de la recette pour mieux la détourner : un guacamole est alors fait de petits pois, un carpaccio de St Jacques...

La carte des vins est résolument tournée vers des vins naturels, non manipulés. Certains sont issus de la viticulture raisonnée, de la biodynamie. Elle s’attache aussi «alternatifs». à faire connaître des vignerons, des terroirs et des cépages.

Pour être en adéquation avec le rythme de la vie du Grand Palais, le service du «garde-manger» reste ouvert jusqu’à 20 h.

Au pied de l’escalier d’honneur, autour d’un camion, le Transversal propose une restauration rapide ou nomade.


Dixit Patty la Cookie : "l'art, c'est trop puissant!!!"

1/ parce que des chefs, c'est pas ce qui manquera
2/ des glaces d'artistes à découvrir à partir du 1er juin, ça doit être quelque chose...

Programme des chefs :

- 20 mai : Jean-François Piège, Le Crillon (Paris 8ème)
- 27 mai : Pascal Barbot, L'Astrance (Paris 16ème)
- 27 mai : Jean Chauvel, Les Magnolias (Le Perreux)
- 28 mai : Laurent Chareau, Inaki Aizpitarte, Transversal (Vitry)
- 28 mai : Carlos, Ave Maria (Paris 11ème)

- 4 juin : Jérôme Bodereau et Antoine Heerah, Le Chamarée (Paris 8ème)
- 8 juin : Yves Camdeborde, Relais Odéon (Paris 6ème)
- 10 juin : Flora Mikula, Flora (Paris 8ème)
- 14 juin : William Ledeuil, Kitchen Gallery (Paris 6ème)
- 19 juin : Thierry Marx (Cordeillan-Bages)

Formule à 35 €, service au plateau ou dans plusieurs assiettes.

Voir le programme online www.restaurant-transversal.com

Réservation : tél. 01 45 62 96 79 ou par mél: [email protected]

Service limité à 100 couverts



Double-scoop

Scoop numero 1! L'Etienne Marcel (aka Tragedy) des Freres Costes va fermer et être remplacer par un magasin Adidas Vintage!
C'est donc bien la fin de la hypitude du quartier Etienne Marcel...

Scoop numero 2! L'Etienne Marcel (aka Tragedy) ne va pas fermer. Parce que les études de marché d'Adidas ont montré que le quartier Etienne Marcel était plus hype du tout mais plutôt supra-chalala.

Youpi! Beurk!
En fait, nous ne savons pas trop s'il faut s'en féliciter ou s'en plaindre.